Exemple et contenu
d'un DCE travaux

Le dossier de consultation des entreprises (DCE) réunit les pièces dont vous avez besoin pour comprendre le projet, chiffrer vos travaux et construire votre offre technique.
Le Code de la commande publique parle de « documents de la consultation » : ce sont tous les documents fournis par l'acheteur pour définir son besoin et décrire la procédure, avis de publicité compris.
Ces pièces se répartissent en deux familles :
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Les pièces de la consultation (avis, règlement de la consultation) : elles fixent les règles pour répondre.
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Les pièces du futur contrat (acte d'engagement, CCAP, CCTP, prix, plans…) : elles fixent les règles d'exécution du chantier.
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1.L'avis de marché
Anciennement appelé AAPC, il annonce la consultation et donne l'essentiel :
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identification de l'acheteur et coordonnées du service.
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Objet du marché et codes CPV.
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Type de procédure : procédure adaptée (MAPA), appel d'offres ouvert ou restreint, procédure avec négociation.
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Numéro de référence.
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Lieu d'exécution.
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Durée du marché ou délai d'exécution.
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Conditions de participation (capacités exigées).
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Critères d'attribution, dans l'avis ou par renvoi au RC.
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Date et heure limites de remise des offres.
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Adresse du profil d'acheteur où télécharger le DCE et déposer l'offre.
2. Le règlement de la consultation (RC)
C'est la règle du jeu de la consultation : ce qu'il faut remettre, sous quelle forme, avant quelle date, et comment les offres seront jugées. Il ne régit pas l'exécution des travaux, mais c'est la référence absolue pour construire votre réponse.
Objet et forme du marché
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Objet précis et découpage en lots (numéro, intitulé).
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Forme : marché unique ou alloti, tranche ferme et tranches optionnelles, accord-cadre (à bons de commande ou à marchés subséquents).
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Procédure retenue.
Conditions de participation
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Capacités professionnelles, financières et techniques exigées (références, qualifications, effectifs, moyens).
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Chiffre d'affaires minimal éventuel : il ne peut pas dépasser une fois et demie le montant estimé du marché ou du lot, sauf justification liée à l'objet ou aux conditions d'exécution.
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Conditions relatives à la sous-traitance et aux groupements.
Dossier de candidature
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Liste des pièces : DC1, DC2 ou DUME, attestations, assurances, Kbis, certificats de qualification…
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Présentation attendue (format, nommage des fichiers).
Dossier d'offre
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Liste des pièces de l'offre.
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Variantes autorisées ou non, prestations supplémentaires éventuelles (PSE).
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Cadre de mémoire technique imposé, le cas échéant.
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Signature exigée ou non au moment du dépôt.
Critères de jugement
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Critères et pondération, par exemple : prix 40 %, valeur technique 45 %, performance environnementale 15 %.
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Sous-critères éventuels.
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Méthode de notation, que l'acheteur n'est pas toujours tenu de détailler.
Pour les consultations lancées à compter du 22 août 2026, au moins un critère d'attribution doit prendre en compte les caractéristiques environnementales de l'offre.
Délais et modalités
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Date et heure limites de remise des offres.
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Délai de validité des offres.
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Date limite pour poser des questions.
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Visite de site, obligatoire ou facultative.
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Négociation prévue ou non.
3. Le cahier des clauses administratives particulières (CCAP)
Il fixe les règles administratives et financières de l'exécution :
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Délais d'exécution et période de préparation.
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forme des prix (fermes, actualisables, révisables) et index de révision.
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Avance, acomptes, retenue de garantie.
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Pénalités (retard, absence aux réunions, remise tardive des documents…).
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Réception, délai de garantie, assurances.
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Sous-traitance et paiement direct.
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Clauses environnementales d'exécution. Pour les marchés au-dessus des seuils européens, les conditions d'exécution doivent aussi intégrer des considérations sociales ou relatives à l'emploi.
Le CCAP liste également les pièces contractuelles, leur ordre de priorité et les articles du CCAG-Travaux auxquels il déroge. Le CCAG-Travaux ne s'applique que si le marché y fait référence. Comme il est publié officiellement, il est rarement joint au DCE.
4. Le cahier des clauses techniques particulières (CCTP)
Il décrit les travaux à réaliser :
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Nature des ouvrages.
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Matériaux et procédés.
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Performances attendues.
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Normes et DTU visés.
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Contraintes du site (site occupé, horaires, accès).
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Interfaces avec les autres lots.
Lisez-le en parallèle des plans et de la décomposition des prix : les écarts entre ces trois pièces sont une source fréquente de litiges en chantier. Signalez-les par une question pendant la consultation.
5.La décomposition du prix dans le DCE
L'acheteur fournit en général un cadre de prix, souvent sous forme de tableur. N'en modifiez pas la structure (lignes, désignations, quantités imposées) sauf si le RC l'autorise : votre offre risque d'être déclarée irrégulière. L'acheteur peut autoriser une régularisation, mais ce n'est jamais un droit.
DPGF : décomposition du prix global et forfaitaire
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Elle est utilisée pour les marchés à prix forfaitaire, très courants en bâtiment.
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Elle décompose le forfait par ouvrages, avec quantités, prix unitaires et total.
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Les quantités sont indicatives et c'est à vous de les vérifier. En règle générale, le prix forfaitaire est dû quelles que soient les quantités réellement mises en œuvre : une erreur de quantité reste à votre charge, sauf stipulation contraire du CCAP.
BPU : bordereau des prix unitaires
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C'est la liste des prix unitaires de l'entreprise.
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Il est utilisé pour les marchés à prix unitaires et les accords-cadres à bons de commande (entretien, petits travaux).
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Le règlement se fait sur les quantités réellement exécutées.
DQE : détail quantitatif estimatif
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Il applique les prix du BPU aux quantités estimées par l'acheteu.
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Il sert à comparer les offres .
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Les quantités ne sont pas garanties : vous êtes payé sur les quantités réellement commandées ou exécutées.
Sous-détail de prix
L'acheteur peut le demander pour certains prix, notamment pour vérifier qu'une offre n'est pas anormalement basse.
6.L'Acte d'Engagement (AE)
L’acte d’engagement est un document contractuel fondamental dans le cadre d’un marché public.
C'est la pièce par laquelle l'entreprise s'engage sur son offre : prix, délais et conditions du marché. Une fois l'AE signé par l'entreprise puis par l'acheteur, le marché est conclu. Il est ensuite notifié à l'entreprise, qui ne peut démarrer qu'après cette notification.
Contenu habituel
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Identification du marché (intitulé, numéro, lot).
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Montant de l'offre HT et TTC, par tranche ou par lot le cas échéant.
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Délai d'exécution.
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Sous-traitants déclarés et montants.
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Compte bancaire à créditer.
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Acceptation ou refus de l'avance.
Signature
Les candidatures et les offres ne sont pas systématiquement signées au dépôt : elles ne le sont que si les documents de la consultation l'exigent. Avant de conclure le marché, l'acheteur recueille la signature de l'attributaire. Cette signature peut être électronique, et doit l'être si les documents de la consultation le prévoient.
Vérifiez toujours le RC : si la signature électronique de l'offre est exigée au dépôt et qu'elle manque, l'offre est irrégulière.
La DAJ propose un modèle d'acte d'engagement, le formulaire ATTRI1, que l'acheteur n'est pas obligé d'utiliser.
7. Les plans et documents graphiques
Les plans et documents graphiques du DCE regroupent l’ensemble des représentations visuelles permettant aux entreprises de visualiser précisément les ouvrages à réaliser, assurer une bonne compréhension technique du projet et leurs permettre de chiffrer leur devis.
Plans de situation et d’implantation.
Plans de masse.
Plans d’exécution (architecturaux ou techniques).
Coupes et façades.
Schémas techniques (réseaux, structure, fluides, etc.).
Détails constructifs.
Maquette numérique BIM si marché concerné.
Ces documents sont essentiels : toute offre doit être strictement cohérente avec les plans fournis, et toute ambiguïté doit être levée par une question pendant la phase de consultation.
8. Les études et diagnostics
Il s’agit des documents écrits qui décrivent de manière détaillée les prestations attendues, les contraintes techniques et les modalités de réalisation du projet.
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Notes techniques spécifiques (contraintes particulières, méthodologies imposées, exigences environnementales, etc.).
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Rapports et études (géotechniques, diagnostics, relevés existants…).
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Prescriptions techniques complémentaires.
Ces documents ne sont contractuels que si le CCAP les cite parmi les pièces du marché. Même fournis « pour information », lisez-les attentivement : une contrainte signalée dans un document du DCE pourra difficilement être invoquée plus tard comme imprévue.
9.Documents complémentaires éventuels dans le DCE
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Programme fonctionnel du maître d'ouvrage.
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Notice architecturale.
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Rapport d'études techniques (béton, charpente, fluides).
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Planning général de l'opération.
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Plan d'installation de chantier (PIC) fourni par le MOE.
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plan général de coordination SPS (PGC), lorsque l'opération en exige un.
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Compte rendu de visite de site (si visite organisée).
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Réponses aux questions des candidats (publiées sur la plateforme).
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Charte environnementale.
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Document d'organisation de chantier.
-
...
Rappel pour l'analyse du DCE
Toujours se référer au Règlement de Consultation (RC) comme document de référence absolu, il prime sur tout modèle générique.
Contenu d'un Dossier de Consultation des Entreprises DCE
La hiérarchie
des documents du DCE

Dans le cadre de marchés de travaux publics ou privés, la hiérarchie contractuelle des documents est généralement codifiée par le Code de la commande publique et les normes françaises applicables. Elle permet de déterminer l’ordre de priorité en cas de contradiction entre documents.
Le DCE ne se limite pas à un document administratif ; il organise l’ensemble de la relation contractuelle entre l’acheteur et le titulaire du marché et traduit fidèlement les attentes ainsi que les exigences de l’acheteur public.
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Quelle pièce prime en cas de contradiction ?
Le Code de la commande publique n'impose plus d'ordre de priorité entre les pièces : ce sont les CCAG qui le prévoient. Dans un marché public de travaux, l'ordre applicable est celui fixé par le CCAP.
À défaut, c'est celui de l'article 4.1 du CCAG-Travaux 2021, si le marché s'y réfère.
L'ordre par défaut du CCAG-Travaux 2021
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L'acte d'engagement et ses éventuelles annexes financières.
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Le CCAP et ses annexes.
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Le programme ou calendrier détaillé d'exécution des travaux, avec les dates de début et de fin.
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Le CCTP et ses annexes (les plans y sont souvent annexés).
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Le CCAG-Travaux.
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Le CCTG, si le marché s'y réfère.
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L'offre technique de l'entreprise (mémoire technique).
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Les actes spéciaux de sous-traitance postérieurs à la notification.
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Les éléments de décomposition de l'offre financière (DPGF, BPU, DQE, sous-détails de prix).
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Le cas échéant, le cahier des charges BIM, puis la convention BIM.
Ce qu'il faut retenir
Le CCAG-Travaux ne s'applique que si le marché y fait référence. Lorsqu'il est applicable, le CCAP peut déroger à certaines de ses stipulations. Il faut donc toujours vérifier l'article « pièces contractuelles » du CCAP et les éventuelles dérogations au CCAG.
Le CCAP peut toutefois prévoir une organisation différente des pièces contractuelles, notamment en intégrant certaines pièces financières aux annexes de l'acte d'engagement. Vérifiez donc précisément la rubrique « pièces contractuelles » du CCAP avant de déterminer l'ordre de priorité applicable au marché.
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Le RC n'apparaît pas dans la liste des pièces contractuelles de l'article 4.1 du CCAG-Travaux. Il encadre principalement la procédure de consultation. Pour déterminer les documents applicables à l'exécution du marché, il faut se reporter aux pièces contractuelles désignées par le marché et à leur ordre de priorité.
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Dans les marchés soumis au CCAG-Travaux 2021, l'offre technique du titulaire fait partie des pièces contractuelles. Les engagements qui y figurent peuvent donc avoir des conséquences pendant l'exécution du marché. Effectif mobilisé, moyens matériels, organisation, contrôles, fréquences d'intervention ou délais annoncés doivent rester réalistes et cohérents avec les capacités réelles de l'entreprise.
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Les éléments de décomposition de l'offre financière occupent un rang inférieur au CCTP dans l'ordre de priorité du CCAG-Travaux 2021. En cas de contradiction, le CCTP prévaut donc en principe sur une simple décomposition financière. Dans un marché à prix forfaitaire, une prestation comprise dans le périmètre contractuel des travaux ne disparaît pas nécessairement du marché au seul motif qu'elle a été omise ou mal renseignée dans la DPGF. Il faut toutefois examiner les stipulations particulières du marché et la nature du prix.
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Les dispositions législatives et réglementaires applicables s'imposent au marché, qu'elles soient ou non reproduites dans les pièces contractuelles. Les documents du marché ne permettent pas, sauf cadre juridique particulier, de s'affranchir des règles impératives applicables.
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Les normes et DTU ne sont pas, par leur seule existence, automatiquement obligatoires. Ils peuvent notamment devenir contractuels lorsqu'ils sont intégrés ou visés par les pièces du marché. Lorsqu'une norme est rendue obligatoire par un texte réglementaire, son application relève alors de cette obligation réglementaire, indépendamment de sa simple mention dans le marché.
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En marché privé de travaux de bâtiment, la NF P 03-001 constitue un cahier de clauses administratives générales type. Elle n'est toutefois pas automatiquement applicable : le contrat doit la rendre applicable selon les modalités prévues. Lorsqu'elle est intégrée au marché, elle joue un rôle comparable, sur le plan contractuel, à celui d'un CCAG dans un marché public.
Comment bien analyser le DCE

L’analyse des pièces du Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) vous permettra de chiffrer vos travaux et d’en appréhender l’ensemble des contraintes techniques et réglementaires, afin d’établir votre offre.
Cette étape est essentielle pour votre entreprise, car elle conditionne la qualité et la fiabilité de votre réponse. Une analyse rigoureuse vous permet de sécuriser votre chiffrage, d’anticiper les risques et d’adapter votre offre aux exigences du marché.
L'analyse du DCE répond à trois objectifs :
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Décider s'il est opportun de répondre.
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Repérer les risques juridiques et financiers pour votre entreprise.
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Évaluer vos chances : vos points forts et vos points faibles sur ce dossier.
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Ce que l'avis et le RC doivent vous apprendre
Ce que l'avis et le RC doivent vous apprendre ;:
→ Qui lance la consultation ?
→ Quel est l'objet ?
→ Quelle est la procédure ?
→ Quelles sont les caractéristiques principales du marché ?
→ Quelle est la date limite de remise ?
→ Où trouver le DCE ?
→ Quelles sont les modalités de réponse ?
→ Comment les candidatures seront-elles sélectionnées et les offres jugées ?
Les questions à vous poser à la lecture du RC
→ Le délai de remise me laisse-t-il le temps de préparer une réponse sérieuse ?
→ Certaines pièces demandent-elles un travail important : visite obligatoire, échantillons, fiches techniques, planning détaillé, SOGED, cadre de mémoire imposé ?
→ Les critères et leur pondération me permettent-ils de faire valoir mes atouts ?
→ Une négociation est-elle prévue ?
Les questions à vous poser à la lecture du CCAP, du CCTP et des prix
→ Les travaux correspondent-ils à mon savoir-faire et à mes qualifications ?
→ Le volume est-il adapté à ma taille, à mes effectifs et à ma trésorerie ?
→ Les délais, la période de préparation et les pénalités sont-ils compatibles avec mon plan de charge ?
→ Les conditions du site (site occupé, horaires, accès, stockage) sont-elles réalistes pour mon organisation ?
→ Les prix sont-ils fermes, actualisables ou révisables, et sur quel index ?
→ Quelle retenue de garantie et quelle avance sont prévues ?
→ Faut-il sous-traiter ou répondre en groupement pour une partie des travaux ?
Préparer une réponse pertinente
→ Quels sont mes points forts et mes points faibles au regard du CCTP ?
→ Qui sont mes concurrents habituels sur ce type de marché ?
→ Mon mémoire technique suit-il exactement les critères, les sous-critères et le cadre imposé par le RC ?
Formalisez ces questions dans une grille d'analyse, la même pour chaque consultation. Vous gagnerez du temps et vous éviterez d'oublier un point bloquant.
Exemple : le DCE d'un lot peinture en procédure adaptée
Exemple fictif, à titre d'illustration.
Réhabilitation d'un groupe scolaire en 8 lots. Les travaux sont prévus pendant les vacances d'été, dans un bâtiment qui reste partiellement occupé. L'entreprise télécharge le DCE du lot 06 Peinture et y trouve :
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L'avis et le RC : critères prix 40 %, valeur technique 45 %, performance environnementale 15 %, visite obligatoire, cadre de mémoire technique imposé.
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L'AE, à signer uniquement en cas d'attribution ;
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Le CCAP commun à tous les lots : pénalités de retard, retenue de garantie de 5 %, prix révisables.
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Le CCTP du lot 06 et la DPGF à compléter.
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Les plans des bâtiments.
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Le rapport de repérage amiante avant travaux.
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Le PGC SPS et le calendrier prévisionnel.
Ses vérifications prioritaires :
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Les dates d'intervention imposées pendant les vacances sont-elles compatibles avec ses équipes ?
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Les surfaces de la DPGF correspondent-elles aux plans ?
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Des zones amiantées sont-elles concernées par ses travaux (ponçage, décapage) ?
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Le cadre de mémoire technique est-il respecté à la lettre ?
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La date de la visite obligatoire est-elle bien notée ?











